Infos antidopage
100 % pur Rugby, l’objectif des Ambassadrices
27 août '10
Heather Moyse (à g.), et Carla Hohepa (à d.), les premières Ambassadrices de la campagne Keep Rugby Clean - photo : Martin Seras Lima
La dernière journée de la phase des poules de la Coupe du monde de rugby Féminine 2010 est également la Journée Keep Rugby Clean dans le cadre de laquelle toutes les joueuses et tous les membres de l’encadrement, les officiels et organisateurs du tournoi porteront les t-shirt spéciaux pour promouvoir la campagne antidopage de l'International Rugby Board pour un Rugby sans dopage.
Certains des plus grands noms du Rugby ont donné leur soutien en faveur de cette campagne de sensibilisation antidopage Keep Rugby Clean, dont les Ambassadeurs actuels : l’Argentin Felipe Contepomi, le Français Vincent Clerc, le vainqueur sud-africain de la Coupe du monde de rugby 2007, Bryan Habana, la star samoane du VII Uale Mai, le Gallois James Hook et l’Australien George Smith.
Pour la première fois, il y a maintenant deux ambassadrices qui ont offert leur soutien pour cette campagne : l’ailier de la Nouvelle-Zélande Carla Hohepa et Heather Moyse, numéro 10 du Canada et championne olympique de bobsleigh.
Hohepa et Moyse ont réalisé des performances remarquables lors de la Coupe du monde de rugby Féminine 2010, marquant quatre essais chacune pour aider la Nouvelle-Zélande et le Canada à finir en tête de leur poule avant les demi-finales et sont toutes les deux honorées et flattées de soutenir la campagne.
« D'abord j'ai été flattée et je me suis sentie vraiment honorée, » a admis Moyse, meilleure marqueuse d’essais de la Coupe du monde de rugby Féminine 2006. « Mais avant d’accepter, je voulais m'assurer de réellement faire partie du groupe pour la Coupe du monde et représenter mon pays.
Un message essentiel
« Je me sens privilégiée de faire passer ce message parce que c'est quelque chose qui est très important pour moi depuis longtemps. »
« Ce n’est pas important pour moi qui d’autre est sur ces posters, et ce n’est même pas important que je sois moi sur ces posters. Pour moi, ce qui est important c’est que le message passe auprès des équipes, qui le relayeront ensuite aux jeunes et je crois que c’est cela la chose la plus importante.
« Je pense que c’est vraiment important pour le développement. Aucun pays n'aime un mauvais représentant, aucune fédération sportive ne veut une croix rouge sur son titre ou son nom et je pense qu'il est important non seulement de faire passer ce message mais également de pouvoir voir que le reste suit.
« Il y a des contrôles à chaque journée de match, comme je l’ai vu, c’était la même chose à la dernière Coupe du monde et je pense que cela s’est intensifié un peu plus ici et c’est réconfortant de savoir que je jouerai contre d'autres athlètes qui sont propres.
« Plus il y a de contrôles, et plus ces contrôles sont évidents, plus je serai confiante que tout le monde est sur un pied d’égalité. C’est équitable pour tout le monde et si je les bats je saurai que je les ai battues sans tricher et si je perds, je sais que je ne peux pas me plaindre, sauf des efforts insuffisants que j’ai fournis.
« Je suis très contente de voir les ambitions de ce programme. »
Hohepa, qui a marqué le premier « hat trick » du tournoi contre l’Afrique du Sud lors de la première journée participe également à ce programme et fait passer le message qu'il n'y a pas de place dans le sport pour le dopage.
'100% Kiwi'
« C'est un honneur naturellement d’être Ambassadrice, » a expliqué la meilleure marqueuse d’essais de la première Coupe du monde Féminine de rugby à VII à Dubaï. « Le plus important est l’équité sur le terrain et s'assurer que chacun donne 100 pour cent naturellement.
« Pour moi c’est juste être 100 pour cent pure kiwi… un talent naturel.
« Il y a tellement de grands talents et savoir que ces talents sont propres est encore mieux et super pour le sport féminin. Tant de personnes ont un talent naturel que nous ne voulons pas que des personnes qui prennent des drogues prennent leur place dans le sport.»
Les deux Ambassadrices, avec leurs coéquipières et les autres nations en lice à la Coupe du monde de rugby Féminine 2010 ont toutes participer à la campagne Outreach de l'IRB qui en est maintenant à sa huitième année et a été conçue pour sensibiliser les joueurs de tous les âges à l’antidopage. Jusqu'ici ce programme a été suivi par 7 400 joueurs dans le cadre des tournois de l'IRB.
Les sessions, effectuées par la coordonnatrice antidopage de l'IRB, Ilaria Baudo, préviennent les joueurs des risques liés à la prise de suppléments contaminés et assurent leur bonne connaissance du processus antidopage et les sensibilisent sur les dangers des drogues sociales.
À la fin des différentes sessions collectives, les joueuses doivent répondre à un petit quiz antidopage et reçoivent leur t-shirt de la campagne antidopage Keep Rugby Clean, que toutes les équipes porteront pendant l’échauffement pour les matchs cruciaux de la dernière journée des poules.
Avec ses exploits en bobsleigh au cours des deux dernières années, Moyse connait bien l’antidopage et a l’expérience de contrôles réguliers, mais elle sait très bien l’importance d'une telle formation et information pour les équipes.
Décisions informées
« Je pense que c’était vraiment bien pour notre équipe d’avoir une personne physiquement présente qui était en mesure de répondre à certaines questions qu'elles avaient, » a expliqué Moyse.
« Certains questions semblaient simples ou des choses qui ne sont pas nécessairement connues à cent pour cent et c’était bien d’avoir cette personne disponible pour répondre et donner un feedback direct.
« Pour notre équipe de rugby, c’est certainement la première fois que l’on a eu une séance formelle comme ça. Je veux dire qu’on sait des choses en général et que certaines personnes sont contrôlées au hasard… mais je ne crois pas qu’il y ait eu assez de contrôles pour être vraiment dans les esprits des personnes.
« On n’y pense pas parce qu’on fait tous les jours les mêmes choses, on fait tout ça et c’est une bonne chose de sensibiliser les gens sur ce qui peut se passer, même par accident sans qu’on le sache.
« Pour être honnête je pense que parfois c'est ces personnes qui sont sur le point de réussir ou de ne pas réussir qui sont vraiment les personnes sous pression, que cette pression provienne de ces personnes ou d’un sentiment de pression externe ou non.
« C'est leur décision finale et je pense que plus ces personnes peuvent réaliser ce qui se passe lorsqu’elles sont prises, plus on connait la sanction et la suspension de deux ans et tout ce qui suit avec un contrôle positif, moins, je pense, il sera probable que ces personnes prennent la mauvaise décision. »
Documentation
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Manuel antidopage de l’IRB - Voir la vidéo sur le prélèvement d'échantillon
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